L'economie au japon

Publié le par chindan

Le Japon : Economie




Le Japon est la seconde puissance mondiale et la première puissance asiatique. Pourtant, en 1945, ce pays était en ruine et ses ressources propres sont faibles. On peut donc s’interroger sur les causes de la puissance du Japon. On les trouvera dans la capacité des Japonais à relever les défis, à organiser leur société et leur économie, à s’ouvrir sur l’espace asiatique, pacifique et mondial.



La maitrise spaciale du Japon, symbole de puissance :


Les défis d’une nature ingrate :


> Un milieu hostile :

Contact de plaques continentales = séismes, tsunamis, volcans
70 % du pays couvert de montagnes = exiguïté des plaines
climat = chutes de neige, typhons. Des différences selon la latitude (reporté sur une carte d’Europe, le Japon s’étend de Bordeaux au sud Saharien). De très fortes chutes de neige sur la côte de la Mer du Japon (les records du monde). (à lire : « Neige » de Kawabata)

> Peu de ressources naturelles :

Un peu de charbon, quelques minerais, très insuffisant en quantité

> Cependant, tout n'est pas hostile :

Courants marins, chaud et froid = richesse en poisson
mousson, humidité toute l’année = riziculture, sauf dans les régions les plus septentrionales
montagnes = bois + possibilité de l'hydroélectricité
isolement = pas d'invasions étrangères
exiguïté de l’espace terrestre, mais vaste domaine maritime

Les solutions japonaises :


> Une mentalité propre au Japon :

Religion et philosophie = frugalité, austérité : alimentation frugale, pas de viande, sentiment du provisoire (shintô : respect de la nature, bouddhisme : végétarisme et frugalité, confucianisme : discipline )

Exiguïté et pauvreté des ressources naturelles = maison traditionnelle utilisant le bois, facile à rebâtir après les séismes et les typhons, sans meubles. La norme de surface est le tatami, une pièce normale fait 4 ½ tatamis soit 7.30 m², une très grande pièce, 8 tatamis soit 13 m² (3.60 x 3.60). Il n’y a pas de meubles permanents à part une table basse, la pièce peut aussi bien servir de salle de séjour que de chambre (il suffit de dérouler les futons ).


La monnaie japonaise :




L'unité monétaire du Japon est le Yen. Le Yen est avec le dollar, l'euro et la livre Sterling, une des principales monnaies mondiales.

Le yen fut créé en 1870 et émis en or jusqu'en 1888 puis en argent jusqu'en 1914.
En 1949, le Yen a une valeur fixe de 360 pour un dollar puis commença à chuter dès les années 70 jusqu'à passer la barre des 100 pour un dollar en 1994. Aujourd'hui (2002), le Yen a une valeur d'environ 110 (suivant les cours) pour un euro.

Les billets sont émis en valeurs de 10000, 5000, 2000 et 1000, le billet de 2000 étant un billet récent ( et certainement le plus réussit esthétiquement ).




L'avant guerre :


Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de l’économie du Japon se trouve soumise au contrôle d’une douzaine de cartels d’origine familiale, connus sous le nom collectif de zaibatsu (littéralement « clique financière »). Les plus importantes de ces familles, comme les Mitsui, les Iwasaki (Mitsubishi), les Sumitomo ou les Yasuda, exercent leur contrôle sur la quasi-totalité des industries du charbon, du fer, de la pâte à papier et de l’aluminium. En 1946, les autorités alliées d’occupation les interdisent, pour finalement les laisser se reconstituer dès 1949 sous le nom de zaikai. Avec l’appui des douze « city banks », les banques qui gèrent leur capital, les cartels récupèrent rapidement leurs positions et accroissent leur poids au sein de l’économie japonaise.



L'aprés guerre :


Depuis la seconde guerre mondiale au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusqu’à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. Ces progrès sont dûs principalement à la coopération entre l’État et les entreprises, une forte éthique du travail, la maîtrise des hautes technologies et la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du PIB).

L’organisation économique du Japon a quelques traits propres :

> les liens étroits entre industriels, sous-traitants, et distributeurs dans des groupes appelés keiretsu ;
> de puissants syndicats d’entreprise, peu de conflits, un mouvement de revendications salariales annuel (shuntō) au printemps.
> de forts investissements dans la recherche et le développement

Le Japon s’est reconstruit en quelques décennies et a retrouvé son rôle d’avant-guerre, celui « d’atelier de l’Asie ». Trois facteurs se sont montrés décisifs dans la réalisation de ce qu’en Occident on a appelé le « miracle japonais » : la politique américaine qui, en imposant des réformes structurelles, a permis une reconstruction rapide et la mise en place de structures politiques et économiques modernes ; la guerre de Corée (1950), qui a permis au Japon de profiter de sa position stratégique et de réaffirmer son rôle de premier pays d’Asie et de partenaire privilégié des États-Unis ; enfin la crise de Suez (1956), qui a permis un essor considérable des chantiers navals japonais. Ce rôle d’atelier lui est aujourd’hui contesté par les nouveaux « dragons » que sont Singapour, Taiwan, la Corée du Sud et Hong Kong.

Le Japon constitue la deuxième puissance économique mondiale après les États-Unis. Son produit intérieur brut (PIB) s’élevait en 2003 à 4 300,9 milliards de dollars. Le pays se plaçait au 8e rang mondial pour son PIB par habitant. Il a connu à partir de la fin des années 1990 une période de déflation dont il est sorti au milieu des années 2000. Le taux de chômage, après avoir dépassé le seuil de 5 p. 100 en 2001, est ainsi redescendu à 4,7 p. 100 en 2004.



Les ressources et les secteurs exploités :


Matiéres premiéres :


En 2002, le secteur primaire employait 5 p. 100 de la population active et fournissait 1,3 p. 100 du PIB.

L’urbanisation et l’industrialisation massives du pays ont conduit à une baisse de la population rurale et de la population active du secteur primaire, suivie ces dernières années d’une diminution régulière de la surface cultivée et de la production totale. Plus de 40 p. 100 des 5 millions d’ha cultivables sont toujours consacrés à la riziculture, fortement protégée. La production est subventionnée par une caisse de contrôle du riz qui fixe les prix et garantit aux agriculteurs un revenu élevé. En 2004, le pays a produit 11,4 millions de tonnes de riz, occupant le 10e rang mondial — une quantité cependant insuffisante qui oblige le Japon à importer du riz, notamment californien. Les céréales, blé, orge, avoine, cultivées dans le nord d’Honshu et sur l’île d’Hokkaido, sont en recul constant, et le Japon complète ses ressources en important du blé australien et américain : il est d’ailleurs le premier importateur de céréales du monde, avec 26,9 millions de tonnes en 1996, pour 11,5 p. 100 du total mondial. L’élevage, peu développé en raison du manque de pâturages, est une activité traditionnelle à Hokkaido et au nord de l’île d’Honshu. Thé (84 500 t en 2002, 7e producteur mondial), canne à sucre, soie (2 200 t en 1996, 5e producteur mondial) et coton sont les principales productions du sud du Japon.

Les deux tiers du Japon sont occupés par la forêt, dont 40 p. 100 environ est peuplée par des variétés de bois tendre. L’État possède environ 30 p. 100 de la forêt japonaise. Une Agence forestière gère les ressources et contrôle le reboisement. Malgré ce potentiel, l’économie forestière est en régression et, pour satisfaire la demande intérieure qui s’accroît régulièrement, le Japon doit importer du bois. La production en 2003 a été de 15,3 millions de m3.

La pêche est l’une des industries les plus importantes du Japon, les Japonais étant parmi les plus gros consommateurs mondiaux de poisson. Le pays est le 4e producteur mondial avec 5,5 millions de tonnes de prises (2001). La flotte hauturière japonaise est l’une des plus importantes du monde. Complètement industrialisée, elle concourt pour environ 25 p. 100 au total des prises. La pêche côtière représente presque la moitié de la production totale. L’aquaculture (pisciculture, ostréiculture) est pratiquée dans les eaux calmes de la mer du Japon. Les plantations d’algues d’Honshu fournissent des comestibles conditionnés en lamelles ou en farines ; après broyage, les thalles sont utilisés dans l’industrie des colles.

Mines et industries :


En 2002, le secteur secondaire employait 31 p. 100 de la population active et fournissait 30,4 p. 100 du PIB.

Les ressources minières du Japon sont variées mais limitées. Pierre à chaux, cuivre, plomb, zinc et quartzite sont extraits en quantités insuffisantes pour satisfaire la demande intérieure. Le charbon est la seule matière première présente en quantité substantielle. Il est extrait à l’est d’Hokkaido, à Fukuoka et à Kyushu. Ce sont, toutefois, des charbons pauvres et d’extraction difficile.

Secteur tertiaire :


En 2002, le secteur tertiaire employait 64 p. 100 de la population active et fournissait 68,3 p. 100 du PIB.

Secteur financier :


L’unité monétaire du Japon est le yen, divisé en 100 sen. La Banque du Japon, établie en 1882, est la banque centrale, seul organisme à pouvoir émettre la monnaie. Les banques commerciales (plus de 85) constituent le cœur du système financier japonais.

Transports :


Il existe au Japon environ 1 177 278 km de routes, dont 78 p. 100 sont recouvertes de bitume (2002).

Les plus importantes lignes de chemin de fer, nationalisées en 1907, ont à nouveau été privatisées en 1987. La longueur du réseau est de 20 165 km. La construction de 7 000 km de voies nouvelles pour le train à grande vitesse, le Shinkansen (« train projectile »), a commencé au début des années 1970.

Le Japon possède l’une des plus grandes flottes marchandes du monde avec plus de 7 800 unités, ce qui le plaçait en 2002 au premier rang mondial. Les transports aériens sont tout aussi développés : Japan Airlines (JAL), fondée en 1951, assure à partir de Tokyo les liaisons avec l’Europe, l’Amérique, le Proche-Orient et le Sud-Est asiatique. Compagnie nationale à l’origine, All Nippon Airways (ANA) est devenue une compagnie internationale.

Commerce extérieur :


En 2003, les importations ont atteint un montant total de 383,4 milliards de dollars, et les exportations 472 milliards de dollars, ce qui place le Japon au 3e rang mondial des pays exportateurs. Les produits manufacturés entrent pour plus de 90 p. 100 dans le montant total des exportations. En 1994, la conclusion de l’Uruguay Round (voir GATT) et les dispositions de l’accord établi par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont conduit le Japon à accepter d’ouvrir davantage son marché intérieur, jusqu’alors fortement protégé.
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