L'écriture Japonaise

Publié le par chindan

L'écriture Japonaise :










Introduction :


Comme dans toutes les langues asiatiques l’écriture constitue la principale difficulté du japonais. Je vais vous aider pour vous y retrouver un peu dans tous ces différents "signes". Je noterai que, contrairement à ce que pense la majorité des occidentaux, le chinois, le coréen, le japonais et les autres écritures ne sont pas toutes semblables bien que les kanjis chinois soit immuable dans certaines.


Les rômajis :


Le mot rômaji signifie littéralement « lettre romaine ». Il s’agit du système de retranscription du japonais et de tous ses signes en un japonais s’écrivant avec notre alphabet. Ceci permet aux occidentaux d'voir une une meilleur approche de cette langue. Il faut savoir en premier lieu que bien que le japonais normal (avec les idéogrammes) s’écrive sans espace entre les mots (quoique nous le ferons par commodité pour le niveau débutant) l’usage le plus courant des rômajis impose l’utilisation d’espace entre les mots, même si certains Japonais ne le font pas.

Le système de romanisation a plusieurs « écoles » : une, officielle, qui est la moins aisée pour le débutant car elle diffère sur la retranscription de certaines syllabes par rapport à l’autre (Hepburn), préférée des non-japonais car elle colle parfaitement à la prononciation, une fois que l’on en a assimilé les règles fondamentales. Globalement, l’usage est dans les faits très flottant.


Les kanjis :




Les kanji, 漢字, (terme sino-japonais ; en mandarin hànzì) sont les caractères chinois, 字, de la dynastie chinoise 漢 Hàn utilisés en langue japonaise et empruntés aux Chinois.

Les kanji sont également utilisés en coréen, dont 75% du vocabulaire est d'origine chinoise, mais ont tendance à n'être utilisés que par les personnes âgées et/ou « lettrées ». Chaque pays les utilisant leur a fait subir des simplifications plus ou moins draconiennes. Ainsi, la République de Chine (Taiwan) et la Corée n'ont fait aucune simplification, le Japon a fait des simplifications modérées tandis que la République Populaire de Chine a beaucoup simplifié les sinogrammes. Par conséquent, les mêmes caractères peuvent s'écrire différemment d'une langue à l'autre. Leur qualification d'idéogrammes est grandement erronée : en effet, les idéogrammes ne représentent qu'une infime partie des sinogrammes.

Les kanji sont associés entre eux et avec des signes syllabiques (hiragana et katakana) pour former les mots et les phrases japonaises. Parfois on utilise des kana de petite taille au-dessus (écriture horizontale) ou à droite (écriture verticale) des kanji pour en spécifier la prononciation. Ces caractères sont alors appelés furigana.

Quand vous êtes face à un kanji, il peut donc être lu à la japonaise (kun) ou à la chinoise (on). En plus, les lectures on ou kun possèdent des variantes ce qui fait qu’un même kanji possède en moyenne 3 lectures couramment utilisées. Et même si vous connaissez les lectures du kanji comment savoir laquelle doit être utilisée dans tel ou tel mot. Là il n’existe malheureusement pas de règle mais on peut toutefois dire que très souvent :
- Lorsque que le kanji est utilisé seul la prononciation est souvent kun.
- Lorsque le kanji est utilisé dans un mot composé de plusieurs kanji la prononciation est souvent on.
Exemple : le mot « voyage » peut se dire de deux façons : la plus ancienne et moins utilisée consiste à prendre le mot tiré du vieux japonais : tabi. L’idéogramme d’origine chinoise ayant pour sens « voyage », , est pris pour son sens et se prononce à la japonaise (kun) : tabi.
La deuxième manière consiste à prendre les idéogrammes « voyage », , et « aller », , puis à les accoler pour obtenir le mot {RYÔ-KÔ} (prononciation on).

Cela peut paraître complexe au début et ça l’est.

Les kanas :


Pour créer des mots, le français utilise des voyelles et des consonnes dont l’ensemble forme un alphabet.
Le japonais, lui, utilise des syllabes dont l’ensemble forme un syllabaire. Le syllabaire ne distingue pas voyelles et consonnes. Et il ne considère que des syllabes. Il en comporte 46. (de base)
Ces 46 syllabes peuvent s’écrire selon deux graphies différentes :

la graphie dite hiragana
la graphie dite katakana

Les hiragana :


Les Hiragana (平仮名, littéralement « kana lisses ») sont un syllabaire japonais et une des trois écritures du japonais avec les katakana et les kanji.

Ils ont été formés par abréviation cursive de kanji ayant la même prononciation. Ils permettent de transcrire la langue japonaise sans ambiguïté, au contraire des kanji. En effet, chaque hiragana représente une syllabe (techniquement, une more) qui peut être une voyelle seule (comme あ a) ou une consonne suivie d'une voyelle (comme か ka), ou encore le n syllabique ん, dont la prononciation varie en fonction de la syllabe qui le suit.

Leur origines sont issue de l’écriture cursive et de la simplification progressive au cours du 9ème siècle d’une partie des kanjis* (voir paragraphe idéogrammes) introduits jusqu’alors.
*Nous signalerons simplement pour le moment qu’un kanji est un signe qui possède non seulement une prononciation mais en plus un sens, un concept, une idée. Tandis que rappelons-le, les hiraganas n’ont qu’une valeur de son en tant que tel. (comme une écriture phonétique.)

Exception faite des catégories de mots imposant l’utilisation du syllabaire katakana (cf. paragraphe suivant), tout le japonais peut s’écrire à l’aide des hiraganas. Néanmoins pour des raisons pratiques que vous ne comprendrez que plus tard dans votre étude, le japonais restreint l’utilisation de ce syllabaire à des fonctions bien précises et écrit principalement en kanji. (Les jeunes enfants japonais ignorant les quelques 2000 idéogrammes courants, si vous observez un livre pour enfants, vous constaterez qu’il n’est écrit qu’en kana auquel on adjoint les idéogrammes correspondants au niveau d’étude du public concerné. Ainsi, les livres destinés aux enfants entrant au CP japonais ne contiennent théoriquement aucun idéogramme.)

Les Katakana :


Les katakana (片仮名, proprement « kana fragmentaires ») sont un des deux syllabaires utilisés en japonais. Comme les hiragana – l'autre syllabaire – les katakana sont des signes correspondant à des syllabes (ka, ki, ku, ke, ko, etc...). Ils sont utilisés dans le système d'écriture japonais pour transcrire les mots étrangers, les noms propres étrangers, les noms scientifiques des plantes et animaux, et les onomatopées japonaises. Ils peuvent également servir à mettre en valeur dans un texte des mots qui s'écrivent normalement en kanji ou en hiragana.

Les katakana descendent également des kanjis, d’origine chinoise. Ils proviennent de certaines parties de kanjis. Au départ ils correspondaient à l’écriture des hommes.

On les utilise dans la plupart des cas pour écrire les mots d’origine étrangère ; les noms des pays et des villes étrangers (Paris, France…) sont écrits en katakana, ainsi que tous les mots principalement anglais introduits dans la langue japonaise. Bien-sûr, tous ces mots, avant d’être transcrits en katakana sont « japonisés ».
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C
AU fait c bien pour de l'info mais ça sera trés chouette c y'a une rubrique tutorial japonais
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