Les sumo

Publié le par chindan

Le Sumo




Les Sumotoris frappent dans leurs mains, ils lèvent les bras montrant qu'ils s'engagent à combattre avec loyauté, puis exécutent un grand écart et jettent une poignée de sel pour chasser les esprits malfaisants. Ils s'accroupissent face à face, le combat peut commencer !

Présentation :


Le sumô : combat à mains nues entre deux adversaires, qui se déroule dans un cercle (de 4,55 mètres de diamètre, le dohyô).

Pour gagner il faut :


> Expulser l'adversaire hors du cercle, ou
> Lui faire toucher terre par une partie quelconque autre que la plante des pieds.
> Briser le subtil équilibre entre les deux adversaires.

Le combat :


Chaque combat est intense pour les deux sumotoris, le combat généralement très bref, de grande intensité, où le moindre geste est décisif.
L'issue se décide au millimètre près, au dixième de seconde près. Tout se concentre sur cet instant qui nécessite la participation corps et âme du lutteur.

Dans un combat de sumotoris l'issu est imprévisible... en effet le poids et la taille et même la thecnique des deux protagonistes ne font pas obligatoirement office de victoire.
L'état d'esprit, le mental, prime sur tout le reste.
Ainsi, le petit peut vaincre le gros, à la manière d'un David contre un Goliath.
Un lutteur classé très bas dans la hiérarchie peut vaincre le grand champion ou le champion suprême...
Les prévisions théoriques doivent tenir compte des circonstances et de l'état mental du moment des deux adversaires.
On a ainsi un suspense permanent qui maintient le spectateur en haleine.



L'exprissivité des lutteur est trés importante lors d'un duel.
Le sumô a l'art de stimuler la réaction du spectateur.
Un combat de sumô n'a rien d'impersonnel. Il n'a rien d'objectif non plus : il fait appel aux instincts les plus subjectifs de l'homme.
Ce qui compte, c'est ce qui s'exprime à travers la personnalité du lutteur. Chacun a sa personnalité propre, ce qui introduit une grande diversité. L'intérêt du sumô réside dans le grand nombre de cas particuliers qu'il regorge. Il y en a pour tous les goûts. Le spectateur retient les éléments qui lui semblent importants selon ses propres préoccupations; il s'identifie au lutteur avec lequel il possède des affinités.
Chaque amateur a ses favoris ou parfois juste son favori, un lutteur qu'il soutient, qu'il vénère envers et contre tout. On ne vient pas assister à du sumô, on vient voir untel, SON FAVORI. Là, les critères purement sportifs ne font pas le poids contre les critères beaucoup plus personnels. Ce n'est en général pas l'issue du combat en tant que telle qui est le plus important, mais l'émotion du spectateur : le suspense pendant toute la période de préparation, où le lutteur communique chaque détail de sa personnalité au spectateur.
En effet, le sumô développe une situation où le lutteur se trouve étrangement dénudé de capacités de camouflage. Tout à la nécessité de se concentrer sur l'adversaire, de trouver en lui-même l'état d'esprit, voire la sérénité nécessaire, pour affronter cet instant inexorable où il lui faudra réunir en un éclair toutes les facultés qu'il peut posséder en lui, enfouies dans son for intérieur plus ou moins consciemment. Tout cela se transmet comme par magie, d'une façon plus ou moins subtile...

Le flair et l'intuition sont des qualités nécessaires dans tous les sports. Mais dans le sumô, ces éléments sont primordiaux. Il est indispensable de deviner l'instant précis pour esquisser le moindre mouvement. Sinon, la prise qu'on tente de pratiquer devient au contraire l'occasion pour l'adversaire de prendre le dessus. Or, cet instant décisif ne saurait être prévu d'avance. "Même la pensée qui frôle l'esprit est trop lente ... A l'instant même où l'on sent le moment venir -- ou plutôt, un éclair de temps avant cet instant --, le corps doit réagir" (Kirishima, Mémoires d'un lutteur de sumô, éd. Philippe Picquier, 1997).
Ainsi, on peut affirmer que le sumô est un sport où le sixième sens prime sur tout le reste.

La beautée d'un sumotoris :


Pour être beau, un combat de sumô doit :

- être intense
- être conduit dans les règles de l'art (non pas juste gagner pour gagner en usant d'artifices)
- être lié à une expressivité corporelle de la part des deux protagonistes








Kirishima
Un des grands noms du sumô qui a profondément marqué la décennie des années 1984 à 1996.
Lutteur léger qui se distingue par sa capacité à battre les plus lourds.
Kirishima, c'est d'abord un style.
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Publié dans poubelle

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